1959 - Au djébel KAROUN

Embuscade du 5 mai 1959 au djébel KAROUN

Le 5 mai vers 16h une protection d’un convoi vers le sud est programmée. De la routine ou normalement  il ne se passe jamais rien.

Personnellement je suis chef de poste à la garde d’honneur au P.C. du bataillon à Edgar Quinet.

Le convoi part dans la direction de Kenchela ou doit avoir  le lieu de rendez vous avec le convoi.

Dans une courbe en épingle le camion de la 1° section est la cible d’un tir d’armes automatique. Le camion n’est pas équipé de barquette de débarquement rapide ce qui signifie que l’on n’est  pas assis dos à dos mais face à face donc en cas d’embuscade il faut descendre l’un après l’autre par l’arrière , le tireur F.M. est le premier à descendre et le radio le dernier.

Cette embuscade est bien organisé et le 1°camion devrait avoir des pertes importantes mais le tireur F.M. Ducruet saute du camion et F.M. à la hanche fonce sur les positions Fels F.M. à la hanche et s’installe sur une petite crête en arrosant les  assaillants ce qui a sauvé les gars du 1° camion.

On a relevé sur le 1° camion plus de 100 impacts de balle. Malheureusement il y a eu 1 mort Varenne (mon meilleur copain) radio de la 1° section qui en sautant n’a pas eu le temps de prendre son poste radio, en essayant de le récupérer il a prit une rafale de P.M. américain calibre Thomson 11,43m/m. Il décède pendant son transfert par Half Trak a l’hôpital à Kenchela.

Il y a eu également 2 blessés légers.

Petite anecdote Didier le chauffeur de la jeep du commandant du commando Capitaine Angelini , a senti couler un liquide rouge le long de sa cuisse . Ce n’était pas du sang mais une balle qui a traversé le siège du conducteur puis le bidon rempli de vin rouge. Plus de peur que de mal.

Etant de garde au P.C. j’ai eu l’information qu’il y avait un mort à la 1° section, la mienne. Je suis resté collé au poste de la radio pour savoir le nom du tué, j’ai appris son nom à 3 h du matin.

Quelques années plus tard je suis allé me recueillir sur sa tombe en Haute Vienne avec mon copain de Dordogne et on a rencontré ses 2 frères. Un moment très intense ou l’émotion était très grande

                                                                                       Bernard TRAUT

  

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