D'une guerre non voulue et mal préparée

 Après Viapres, l’itinéraire des derniers éléments organisés du régiment passa par Lusigny, Courtenot, Jully, Lantages le 16 juin. Fargues, Praslin, Les Riceys, Val Suzain, Mont Thasselot le 17 juin.

Partout des combats eurent lieu pour tenir tête ou contre-attaquer. Mais au tenue de neuf jours de combats incessants et de plus deux cent quatre vingts kilomètres de marche, la division était disloquée et se répartit en petits groupes cherchant à rejoindre par tous les moyens les lignes françaises toujours plus éloignées. Peu nombreux réussirent finalement à échapper à la captivité ou à la mort.

Il en fut de même pour le 1er bataillon détaché du régiment dès le 8 juin dans la région de Senlis et qui donna naissance à trois sous-groupements qui combattirent avec abnégation en dépit du désordre et de la désorganisa­tion ambiante. Les deux premiers furent composés d’une compagnie, d’une section de mitrailleurs, d’un canon de 25 et d’un canon de 75, aux ordres du capitaine Midrouillet pour la lre compagnie, aux ordres du capitaine Mansuy pour la 2e compagnie.

Le troisième sous-groupement, sous les ordres du chef de bataillon BEL, fut articulé autour de la 3e compagnie renforcée du PC de bataillon, des restes de la compagnie d’appui bataillon- naire et enfin de la batterie du 61e RA du capitaine de Toulouse Lautrec.

Attaché à la 47e DI pour la défense du passage de Pont-Sainte-Maxence, le capitaine Midrouillet appuya le repli des unités jusqu’au matin du 11 juin puis il fit procéder à la destruction du pont et stoppa une première tentative de franchissement ennemi avant de recevoir l’ordre de rallier son bataillon dans la forêt d’Hermenonville.

Apprenant l’encerclement de son unité, il se mit sous les ordres du 2e bataillon du 109eRI et poursuivit les combats derrière la Nonnette, le long du canal de l’Ourcq, puis après un mouvement par camions, il défendit toute la journée du 18 juin sur la Loire le pont de Jargeau avant d’être fait prisonnier le 19 juin lors de la défense de la Motte-Beuvron.

Le sous-groupement Mansuy fut affecté à la défense du pont de Creil. Dès le 9 juin, la ville et le pont furent la proie des bombardiers, occasionnant de nombreuses victimes civiles auxquelles il porta assistance. Le 10 juin à 17 h 00, il repoussa une attaque ennemie sur ses positions mais en l’absence des renforts prévus, il reçut l’ordre de se replier dans la forêt de Chantilly où il participa le 12 juin à une contre-attaque victorieuse face à Boran.

Par la suite, il combattit à Fontenaibleau et participa ensuite au repli vers la Loire. Il parvint à Brives le 24 juin.

Le sous-groupement Bel s’installa dans la nuit du 8 juin aux abords du château de la Verberie à Senlis. Le 10 juin, il passa sous commandement du GRC A 25. Les Allemands furent repoussés mais la situation devint confuse du fait de nombreux contre-ordres et de l’encerclement progressif de la position. La 7e DIC tarda à renforcer le dispositif face aux incursions allemandes. La défense se poursuivit jusqu’à épuisement complet des munitions dans la journée du 12 juin aboutissant à la capture des survivants vers 18 h 00.

LIBERATION

A partir de janvier 1945, le besoin d’encadrer et d’amalgamer les éléments français issus de la résistance intérieure (FFÏ), mène à la création d’unités temporaires. Le 94e est reformé à trois bataillons (lei bataillon de la Nièvre, 11/35e RI FFI, III/35C RI FFT) qui seront dissous le 31 octobre 1945.

Source de ces informations : Extrait du livre " CENZUB-94°RI " écrit par le Capitaine Matthieu FARGET - Officier Tradition du

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