Opérations sur la Marne, l'Aube et la Seine

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Le 94 reçut la mission d’interdire le franchissement de la Montagne de Reims au carrefour du cadran. Soumis au mitraillage incessant de la chasse allemande durant la journée et aux tirs d’artillerie, le 94 eut le temps de se réorganiser, de se ravitailler en munitions et de se reposer un peu avant de partir assurer la défense des ponts sur la Marne entre Bisseuil et Ay en vue de recueillir les unités chargées du freinage à travers la montagne de Reims.

Une position défensive sérieuse était en cours d’organisation avec des points d’appuis bien préparés pour tenir les ponts avec des défenses anti-chars et un renfort de 3 chars R35.

Le PC régimentaire et le 2e bataillon en réserve s’installèrent à Oiry. Les Allemands tâtèrent le terrain jusqu’au 13 juin mais face à l’obstacle de la position, intensifièrent les tirs et engagèrent un mouvement de débordement par l’ouest. La 42e division reçut l’ordre de repli vers le sud. Le groupement Grégy 94- 111/61e RA et d’éléments d’instruction du 107e) s’exécuta dans la nuit après relève par les éléments de couverture du GRCA 19. Le 14 juin, malgré l’encombrement des routes, la division parvint à se mettre en place pour défendre Morains. Précédée de bombardement d’aviation et d’artillerie, une première attaque fut stoppée à 13 h 00 et relayée par une reprise plus intense des bombardements. Les éléments du 107e en protection des PC furent soumis à rude épreuve et commencèrent à lâcher prise et n’assurèrent plus entièrement la protection du PC. En fin de journée, la situation des différents régiments étaient devenue difficile.
Vers 18 h 00, alors que l’ordre de décrocher vers le sud venait de parvenir, des éléments ennemis réussirent à s’infiltrer au travers d’une compagnie de protection du 107e, à 150 mètres du PC du 94. Celui-ci fut dégagé par l’appui du 61e qui brûla dans l’affaire ses dernières munitions de réserve. Le décrochage
vers Fère-Champenoise fut néanmoins assuré dans l’ordre, au prix de pertes sérieuses au 107e et de l’abandon de plusieurs pièces
d’artillerie dont les attelages hippomobiles avaient été détruits par l’artillerie ou l’aviation. En outre, la plupart des blessés durent être abandonnés à Morains en raison de l’absence de moyens d’évacuation sanitaire.

 Le 15 juin, l’Aube était franchie au petit matin et le colonel Grégy reçut l’ordre de poursuivre vers Troyes en vue de passer la Seine. Dès
lors, jusqu’au 18 juin, une série de marches et de combats singuliers s’engagea pour échapper à la manœuvre ennemie, sans appui d’armes lourdes ni de ravitaillement en munition ou en vivres.

Source de ces informations : Extrait du livre " CENZUB-94°RI " écrit par le Capitaine Matthieu FARGET - Officier Tradition du

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