~ RENAISSANCE DU 94°RI ~

 Le 94e Régiment d’infanterie devenu mécanisé, en Lorraine de 1967 à 1980.

Après sa dissolution en 1962, cinq années passées, le 1er septembre 1967, le 94e régiment d’infanterie  est reformé en Lorraine dans la VIe région militaire et occupe la base américaine d’Etain-Rouvres récemment abandonnée suite au départ des forces américaines.

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En 1975, il devient le 94e régiment d’infanterie mécanisé au sein de la 15e brigade du 1er corps d’armée et reçoit des véhicules chenillés transport de troupe AMX 13, dont un exemplaire témoin est aujourd’hui conservé et exposé devant le poste de commandement du CENZUB-94eRÏ au quartier d’Orléans, à Sissonne.

De 1978 à 1980, le régiment fait partie des éléments organiques de corps d’armée (EOCA) du 1er corps d’armée.

Après la seconde guerre mondiale et jusqu'en 1964, les Américains développent une importante base aérienne sur le terrain d'Étain et de Rouvres dans la Meuse.

Les Américains libèrent la base.

Le 1erseptembre 1967 le 94°RI renaît et s'installe sur la base d'Étain.

AMX13 ss11 010 avec missiles anti-chars

Il devient motorisé et en 1975 il se mécanise sur AMX 13.

En 1980 le régiment quitte la base d'ETAIN et và s'installer sur le camp national de Sissonne (Aisne).

 

Suite en devenir  pour y relater les évènements de vie du régiment par ses Anciens.

 

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Commentaires (5)

Gaillet
  • 1. Gaillet | 01/11/2017
Incorporé en février 1980 je faisais partie de la 3ème compagnie avec le caporal chef ME'U et le sergent BAILLON j:ai participé au déménagement D'ÉTAIN à SISSONNE
BEQUET pascal
  • 2. BEQUET pascal | 20/08/2016
bonjour

j'y ai été appelé de79/04 a 80/04 d'abord tireur (stage a carpiane ) puis sergent chef de char que des bons souvenir , des supers mecs rencontré j'étais au 1er escadron avec capitaine solsteiner (je ne suis pas sur de l'hortographe ) et avec le sergent charpentier ( le mayennais ) stages de tir a Canjuers -sissonne -mailly le camp pour finir libéré au Larzac en manœuvre .
PatP-P
  • 3. PatP-P | 02/07/2016
Bonjour, Sergent à l'issue d'un an de formation à l'EAI de Montpellier (51ème promotion) j'ai choisi le 94ème RI lors du Grand Amphi. J'avais à peine 18 ans, pas le plus jeune Sergent de toutes les Armées mais le second. Au début nous devions tous aller (toute la promo) en TDM / TAP ! Grosse désillusion générale pour tous ! Une place TDM et une en TAP ! Mal préparé aux réalités de la vie en unité je suis arrivé à Etain en avril 1972. Affecté à la compagnie d'instruction j'ai à faire à un Adjudant aigri et 2 "collègues" Sergent sur le départ et tellement en retrait de tout que j'ai été nommé adjoint au chef de section. J'ai du resté environ 9 mois à la CI. Bilan mitigé ! Ensuite la 4ème Compagnie de combat motorisée, de bons moments et de moins bons ! Un ami Sergent chef du secrétariat qui sali (sans me le dire) avec son sandwich mon rapport de demande de stage TAP ! La note de gueule en prend un coup et puis des mesquineries du Capitaine ancien TAP. A la 4 j'ai eu un chef de section que j'estimais beaucoup, le Lieutenant C très centré sur sa carrière ! Muté ensuite au 2ème REP (ce dont il rêvait), il a démissionné pour une femme ! C'est moche la veille de partir en opérations (Kolwési) ! Bref pas de stage sous un prétexte fallacieux et direction la 3ème Compagnie de combat commandé par un bon père de famille peut être trop gentil avec certains ! J'avais déjà décidé de ne pas renouvelé mon contrat, mon Lieutenant (Lt Podevin je crois) me comprenais ! La faiblesse et l'inexpérience d'un jeune Sergent face à l'adversité des plus roublards voir carrément menteurs avec la hiérarchie ! Viens la mécanisation et là je n'ai pas du tout aimé les VTT AMX 13 ! J'étais devenu sourd et aveugle ! Rendez-moi mon Marmon ! Redevenu civil en 1976 je suis entré ensuite dans une Grande Administration régalienne où je suis resté 28 ans. J'y ai trouvé les aventures que j'ai cherché en vain à l'armée. A l'époque quand on était dans un couloir (infanterie métropolitaine) on en sortait pas comme ça ! J'ai passé 9 années hors Europe, et ce n'était pas toujours du gâteau ! C'est comme civil que j'ai reçu la Croix de la Valeur Militaire avec une citation ! Etrange retour des choses ! Je crois reconnaître l'Officier ex EOR qui témoigne ci-dessus ! Il me semble avoir reconnu en lui cet Officier collectionneur féru d'archéologie militaire ! Au grès de mes mutations au Moyen Orient et en Amérique du Sud j'ai recroisé quelques anciens du 94 ! Séquence nostalgie !
Ruellot
  • 4. Ruellot | 07/06/2016
Bonjour,
Pour ma part, sergent puis sergent-chef au 94° RI je garde un excellent souvenir de mon passage de 6 ans dans ce régiment ; j'y ai connu des bons, des cons comme partout aussi bien parmi les engagés que parmi les appelés
ioddy
  • 5. ioddy | 12/03/2016
bonjour
pour moi le 94e RI à Etain reste un assez mauvais souvenir. quand je suis sorti du stage EOR en janvier 1971 j'ai pu constater que le 94e RI ne recevait que les derniers de la promotion sans doute à cause de sa situation géographique. Pour ma part j'avais obtenu une affectation dans le Centre. Après ma libération je décidai de rempiler avec mon grade de sous lieut. O bonheur ! je reçu ma feuille de route pour Etain. A l'arrivée au régiment le Colonel me reçut et me dit "maintenant vous allez apprendre votre métier de fantassin !"
Je ne tardai pas à comprendre, au fil des manoeuvres, étant traité plus bas que terre. Mon capitaine me soutenait mais le Colonel était particulièrement odieux. Je ne parle même pas de l'adjoint du Général de brigade (ancien des FFL) qui une fois à l occasion d'un exercice de mobilisation, voulait mas tête car je n'avais pas vérifié que les bidons de mes soldats étaient pleins... Nous étions en sous effectif de gradés (sergents) et les bons sous officiers tenaient souvent un poste supérieur à leur grade. Nous restaient les "pas bons" pas diplômés, sur qui on ne pouvait compter. Avec le successeur du Colonel, ce ne fut guère mieux. Bref à la fin de mon contrat de 2 ans je décidai de partir malgré la pression de ce dernier. Le jour de mon départ (je passe un détail comique) le chef du bureau "opération" déclara à la table du Colonel "voilà ce qui arrive... on ne leur donne pas l'occasion de préparer leur titularisation, on presse le citron tant qu'il y a du jus..." (merci à lui, c'est vrai que le soir alors que les autre gradés prenaient le car pour gagner leur logis, nous les célibataires restions sur la base, bons pour toutes les servitudes.) Merci aussi au Général KOPF rare officier à se montrer humain. Un jour que ma section gardait son PC de manoeuvre en Champagne, nouvelles remontrances grotesques par son chef d'Etat Major. Alerté par les éclats de voix, Kopf arriva; me serra la main et dit "ils sont bien tes gars!"
Je ne développe pas non plus le fait qu un officier m'incita à présenter mes mannequins historiques du 94e et déroba mon Lebel neutralisé au moment de sa mutation....
Un pensée émue pour Monsieur VIOLLE ancien de 14-18
A la Wavrille j'ai perdu un bon peu de mes tympans, il s'en est fallu de peu que cela ne m'empêche d'être embauché dans le civil par la suite.
Tout ce que j'écris est factuel. J'ai les noms !!! J'ai même rencontré par hasard 10 ans après, celui qui m'avait succédé au 94e RI. Lui a eu plus de chance car "ils" ont modifié les modalités de la titularisation des officiers de réserve, probablement l'effet "BIGEARD" appelé au gouvernement en 1975.
Les officiers de troupe n'avaient plus le moral. Le capitaine SAUVAGNAC du 150e RI, (régiment jumeau du 94e) que nous croisions à chaque manoeuvre, a été sanctionné et viré pour avoir écrit à Giscard ce que ses camarades pensaient tout bas !
Alors "la Garde" ....

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