1962 EN ALGERIE

LA VIE DE CERTAINS APPELES A BASCULEE

Un Ancien du 94°RI nous entretenait à la rubrique « RECHERCHES » de ce questionnement

‘’REFLEION ADRESSEE A DES ANCIENS DU 94°RI http://la-garde-94ri.e-monsite.com/medias/static/themes/smileys/57.gif
Salut camarade,
Le 94ème RI a constitué 3 UFO, en Algérie, du 10 avril au début juillet 1962
Le 1er bataillon a constitué la 431 à Taberdga -
Le 2ème bataillon la 432 à la ferme Martin
Le 3ème la 433 à Aïn-Yagout
Comme dans les 114 UFO algériennes, 17 FSE (Français de Souche Européenne) ont été mutés sans leur avis dans chacune de ces unités
Nous parlions ordinairement de la Force Locale.
Un certain nombre de nos camarades ont disparu et ont été tués durant leur passage dans la Force Locale.
Parmi les 51 FSE mutés sans leur avis dans ces 3 UFO, certains doivent être encore vivants.
C'est leurs témoignages qui nous intéresseraient.
Pourrais-tu lancer un appel dans ce sens ?
Merci d'avance
Je suis un ancien de la 514 à Sebdou à la frontière du Maroc ; classe 61 1/A
Camille RENAUD
42 chemin du Fief Bottereau
85300 CHALLANS
renaudcamille@free.fr

Notre camarade, Bernard TRAUT,  porte à notre connaissance et à notre réflexion ce témoignage suivant :

Prisonnier en Algérie (1962) à lire, édifiant.

« Cela  a  fait  partie  des  secrets  d'état... »

Que penser de ce qui suit  ?...

Moi aussi,  j’ai voulu vérifier tellement c’est énorme...

C’est malheureusement vrai (reportage PUJADAS en 2010 et autres).

Cette fois, hoaxbuster n’a pas osé contester !... http://www.ina.fr/video/1973584001043

Pour tous les négationnistes (non condamnés), les amnésiques, les ignorants, et ceux à qui on a raconté des mensonges d'Etat.

Pour une fois que l'on a un témoignage, cela devrait faire taire les adorateurs

du "19 mars 1962"  et les adeptes de l’auto flagellation !...

André AUSSIGNAC, 68 ans, appelé du 23e Rima à Alger, a été déclaré disparu le 21 juillet 1962 par l'Armée française.

Dur témoignage d'un appelé torturé après le cessé le feu du 19 mars 1962.

André AUSSIGNAC  raconte après 50 années de torture morale étant obligé de se taire sous l'ordre de l'état.

Avant de diffuser le témoignage ci-dessous, j'ai tapé "André AUSSIGNAC " sur Google pour vérifier la véracité de cette douloureuse histoire.

le  4 mai 2010 - Ajouté par reportage34Tout est bien confirmé par un interview de lui sur

https://www.youtube.com/watch?v=wEk__7roL1M

’SURTOUT NE PAS MANQUER DE VISIONNER CETTE VIDEO’’

Témoignage d'André AUSSIGNAC  militaire appelé en Algérie, enlevé en 1962 en Algérie par le FLN, après l'indépendance, raconte, en détail, son enlèvement par le FLN, et le calvaire inhumain qu'il a subi dans une mine de fer près de Miliana, avec d'autres français civils ou militaires. (Le témoignage écrit ci-dessous correspond tout à fait à ce qu'il avait dit lors de cette conférence).

« Le soir du 21 juillet 1962, j'ai quitté, en uniforme, la Maison carrée (caserne) d'Alger pour aller acheter des cigarettes.

Je suis tombé sur un barrage de musulmans en uniforme.

Ils m'ont pris ma carte d'identité militaire et l'ont déchirée.
Je me suis retrouvé dans une camionnette avec des civils européens, dont le propriétaire du véhicule.
On a été conduits dans une briqueterie, déshabillés et jetés ans un four encore tiède.
Dans la nuit, d'autres Européens sont arrivés. A la fin, on était 17. Nous sommes restés là, entassés, sans boire ni manger, à redouter qu'ils allument le four.
Au bout de quarante-huit heures environ, nous sommes partis en camion bâché.

Une fois dans le djebel, on nous a fait descendre et on a entamé une marche forcée de plusieurs semaines pour arriver à la mine de fer de Miliana.

Là, on nous a jetés à moitié nus dans une galerie. Dans la mienne, on était environ 60, mais il y avait d'autres galeries avec d'autres Européens.
On nous obligeait à creuser avec des petites pioches. On avait droit à un verre d'eau par jour et parfois à un plat de semoule.
Pour ne pas mourir de soif, on mettait nos slips dans les parois humides de la mine et on suçait les gouttes d'eau.
Quand le plat de semoule arrivait, on se battait comme des chiens entre nous.

Certains sont morts d'épuisement, d'autres se sont volontairement tués.
Une fois, l'un d'entre nous a planté sa pioche dans la terre et s'est jeté sur la lame.
Un jour, un ministre algérien est venu visiter la galerie.

Je ne me suis pas levé pour le saluer.
Il m'a balancé un grand coup de pied dans la tête [la cicatrice à l'arcade sourcilière est encore visible]. 

J'ai essayé de m'évader deux fois sans succès.
La première fois, en représailles, on m'a donné de grands coups de bâton sur les chevilles.
La deuxième, on m'a assis sur une pierre, ligoté à un pieu et arraché les ongles des orteils avec une pince.
La troisième tentative a été la bonne. J'étais avec deux autres copains qui ont été abattus.

J'ai marché jusqu'à l'épuisement. Des pieds-noirs m'ont découvert évanoui et nu dans un fossé.
Ils m'ont soigné, puis embarqué dans un chalutier en direction de Marseille.
Quand je suis arrivé chez moi, à Bordeaux, ni mes parents ni ma fiancée ne m'ont reconnu.
Je pesais moins de 40 kilos [contre 70 avant son départ].        
Le 22 juillet 1963, j'ai été arrêté par la gendarmerie de Villeneuve-sur-Lot.
C'était pendant mon voyage de noces. On m'a interné au fort du Hâ pour "désertion en temps de paix" !
J'ai été brutalisé. On voulait que je livre les filières qui m'avaient permis de revenir d'Algérie.
Je suis resté muet.
On m'a ensuite conduit à l'hôpital militaire Robert Piquet. Sur la porte de ma chambre, on avait inscrit : "Individu dangereux", à ne pas mettre en contact avec les autres recrues".
Le tribunal militaire de Bordeaux m'a finalement acquitté.
Je rends hommage au commissaire du gouvernement qui a plaidé pour ma non culpabilité. Il a ensuite été muté.

 En novembre 1963, le sénateur Etienne DAILLY a évoqué mon cas au Sénat (Journal officiel du 24 novembre 1963, p. 2572).
Quelques jours auparavant, la Sécurité militaire m'avait menacé pour que je me taise.
Mon histoire gênait. Je me suis tu, jusqu'à aujourd'hui.

"J'offre ce témoignage à la mémoire de mes compagnons qui ont été sacrifiés."

Combien ne pourront jamais témoigner !...

A nos chers élus qui parlent de repentance !!

Lire et transmettre pour que cela se sache.
Et eux, vont-ils faire repentance des crimes qu'ils ont commis et qu'ils commettent encore ce jour ?...

 

 

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Commentaires (1)

Jean COUTEAU
  • 1. Jean COUTEAU | 25/02/2016
Bonjour.
Merci pour ce temoignage.
Il confirme une page bien noire de notre histoire. Je n'ai pas vécu 1962 en Algérie.J'avais fait partie des "rappelés" en 1956.
En 1961, j'avais été rappelé comme capitaine de reserve, avec un éscadron de reserve de gendarmerie mobile.
A la suite, j'avais pris rendez-vous à la Région Militaire pour expliquer que je ne souhaitais pas rester à cette affectation car mes convictions étaient contraires à celles du pouvoir en place.
Ca a été efficace. J'ai été muté aussitot.
Bien cordialement.
Jean Couteau.

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